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  • Photo du rédacteurValérie Gillet

Ménageons-nous un peu plus pour morfler un peu moins



Je fais partie des gens qui veulent toujours faire bonne figure. Et cela pèse lourd dans mon quotidien.


Cet automne est assez difficile. J'ai des problèmes de santé, mes proches encore plus. La plupart des gens qui m'entourent sont surmenés, malades, mal dans leur peau, déprimés, en crise ou submergés d'emmerdes.


Depuis petite, j'ai toujours fait passer mes besoins après ceux des autres car il y avait toujours quelqu'un de plus mal en point, fragile, visible ou exigeant(e) que moi.


Cela concerne aussi bien mes enfants que ma famille, mes relations amoureuses, mes amis...


Ben vous savez quoi? C'est une habitude excécrable, qui nous force à enterrer profondément notre ressenti et nos émotions pour laisser tout l'espace aux autres d'exprimer les leurs sans jamais pouvoir prendre véritablement notre place.


On passe toujours au second plan, après les plus "pathologiques" que nous, soit à peu près tout le monde.


On se replie sur soi pour éviter de polluer les autres avec nos problèmes, déjà que c'est difficile pour eux pour l'instant. Mais ça bouillonne à l'intérieur et ça passif-agressive à l'extérieur.


Résultat, hier j'ai éclaté en sanglots devant mes deux enfants interloqués, après avoir reçu un message apparemment anodin mais venant s'ajouter à des semaines, des mois, des années, des décennies de frustrations émotionnelles quotidiennes pour tout bien faire sans passer pour une drama queen.


Un durcissement de caractère progressif qui ne laisse plus la place à la faiblesse.


Or, la vie se charge de nous rappeler qu'on ne s'endurcit jamais assez.


Ces gens autour de nous qui paraissent forts et résilients pleurent tous seuls le dimanche comme des vieilles loques devant leurs enfants consternés.


Moins de refoulement et de charge mentale pour ces personnes fortes mais sensibles permettrait d'éviter des implosions dramatiques à force de faire semblant de ne pas voir leurs failles et leurs craquelures.


Prenez soin de celleux qui vous entourent, car vous ne les verrez craquer que trop tard ou pas du tout, car il réservent leurs vacillements à leur intimité profonde.


Qu'il s'agisse de nous-mêmes ou de nos proches, prenons garde au syndrome du héros ou de l'héroïne et prenons soin de nous-mêmes et des personnes fortes qui nous entourent.



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